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Comment se préparer à une conversation difficile

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Exhausted pensive employeeDans le monde, certaines personnes prennent le conflit à bras-le-corps. Elles pensent que rien ne vaut mieux que la vérité, qui ne doit pas être cachée, minimisée ni édulcorée. D’autres ont pour vocation personnelle de tenir les autres pour responsables de leurs actions, surtout lorsqu’elles sont moins qu’acceptables et loin d’être exemplaires. Leur intention est de nous aider à atteindre notre véritable potentiel. Du moins, c’est l’idée.

À vrai dire, la plupart d’entre nous avons du mal avec la préparation et le suivi efficace de ce que nous pensons être une conversation difficile. Si le sujet est la performance médiocre d’une personne, ça ne va pas plus loin. Il ne s’agit pas de la personnalité de cette personne, de sa sympathie ni de sa valeur en tant qu’être humain. C’est parce qu’elle nous importe, d’ailleurs, que nous aurons recours au pouvoir de référence et à la confiance que nous avons instaurée avec elle pour programmer un entretien et lui faire part de nos préoccupations.

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Comment se préparer aux conversations difficiles

Les faits objectifs ne sont pas des armes

Au lieu de mitrailler la personne avec des faits, en les déversant sur une table invisible entre vous, posez-les l’un après l’autre. S’il y en a plusieurs, choisissez soigneusement dans quel ordre les exposer, en sachant qu’il en suffira d’un ou deux pour que vous soyez tous les deux sur la même page.

Posez-les délicatement, en montrant des images, pas des vidéos. Le fait de rejouer la scène dans les détails incite à se mettre sur la défensive. En partageant des photos, vous centrez l’attention sur le moment ou le comportement en question, en évitant des moments pénibles. Vous faites ainsi preuve de clémence, en montrant l’objectif visé tout en limitant les détails.

Utiliser un ton aimable et parler lentement

Veillez à utiliser un ton aimable et à parler plus lentement, pas seulement au début de la conversation, mais tout le temps. Faites tout votre possible pour maintenir cette attitude quelle que soit la réponse de l’interlocuteur.

Que faire si la personne se met en colère

N’oubliez pas que dans la plupart des cas, la colère ne vous vise pas vraiment, il s’agit d’un boomerang, qui tourne derrière vous et retourne vers la personne avec une précision digne d’un laser. Pensez bien qu’elle est probablement embarrassée, qu’elle a honte, qu’elle a des regrets, qu’elle est déçue et/ou qu’elle est touchée par cette conversation. Et complètement à découvert face à vous.

Offrez-lui une issue. Immiscez-vous sur son terrain sans lui marcher sur les pieds. Corrigez sans la diminuer. Que pensez-vous qu’elle pourrait faire à ce sujet ? Comment pense-t-elle que vous pouvez apporter votre soutien ? Laissez ces choses lui venir, en lui assurant que vous croyez en elle et que de meilleurs moments sont à venir.

Utiliser l’empathie

Une base de confiance cultive le respect mutuel et lui affirme : « je suis là pour vous ».

Que se passe-t-il si la personne nie ou ne veut pas voir ce que vous tentez de lui montrer ? Laissez faire. Laissez décanter quelques jours les informations que vous avez partagées.

Laisser partir la colère

Imaginez-vous laisser tomber toutes les pierres que vous pouvez avoir dans vos poings. Je peux montrer les cicatrices et me souviens des bleus provoqués par les pierres qui ont été jetées dans ma direction et ont atteint leur cible. Et vous ?

Il devrait peut-être y avoir un serment managérial de ne pas faire de mal.

DÉFI D’APPLICATION :

  1. Avec qui devez-vous avoir une conversation difficile la semaine prochaine environ ? Cette personne sait-elle que vous êtes là pour elle ? L’êtes-vous vraiment ? Si vous ne l’êtes pas, pourquoi ?
  2. Revoyez une « conversation difficile », non pas pour vous autoflageller pour ce qui ne s’est pas bien passé, mais dans le but d’identifier l’une des quatre étapes ci-dessus que vous pourriez avoir utilisée… et utiliserez avant « la prochaine fois ».